Les régimes alimentaires “à la mode” part 2

Dans ce premier article régimes, nous avions parlé de qui mange quoi. Parlons plutôt aujourd’hui de qui mange comment !

Manger CRU

Manger cru est devenu de plus en plus tendance. Ce régime alimentaire consiste à ne se nourrir que d’aliments non cuits. Pour information, on considère qu’un aliment est cru dès lors que celui-ci n’a pas été exposé à des températures de plus de 40°C. Quel sens cela peut-il avoir ? Les aliments crus ont l’immense bénéfice de conserver toutes les propriétés originales de l’aliment en question. Les macronutriments et micronutriments, qui composent nos aliments, sont des molécules comme les autres. En tant que telles, elles sont fortement sensibles à la température.. Certains bénéfices peuvent donc être perdus lors du processus de cuisson qui fait appel à des températures bien plus élevées que celles où vivent habituellement ces molécules.

Cependant, ce type d’alimentation ne s’improvise pas. La cuisson est un procédé très utile pour stériliser certains de nos aliments, tels que la viande. Cela permet aussi de rendre plus digeste les fibres, essentielles à notre alimentation. Il convient donc de favoriser les fruits et légumes et ce type de consommation s’accorde bien avec une alimentation végétarienne.

Manger LCHF

Le sigle LCHF signifie “Low Carbs High Fat”, c’est à dire “pauvre en glucides, riche en lipides”. Au fil des semaines qui arrivent, je vous expliquerai précisément ce que sont les glucides et les lipides (ainsi que tous leurs amis), mais faisons une petite parenthèse tout de même.

De façon très basique, les glucides regroupent tous les “sucres” tandis que les lipides regroupent toutes les “graisses”, et bien que les deux soient indispensables à une bonne alimentation, ils apparaissent malheureusement souvent comme les deux ennemis principaux à éradiquer, purement et simplement, pour la perte de poids (ce qui est FAUX).

Le style d’alimentation LCHF vise à réduire la quantité de glucides par rapport à un ratio classique. Ces glucides manquants, qui sont la source principale d’énergie de notre corps, sont alors remplacés par des lipides, plus énergétiques mais assimilés différemment. C’est par exemple un type d’alimentation qui peut convenir aux personnes susceptibles de développer du diabète, ou pour toute personne souhaitant diminuer son apport en glucides sans être en déficit d’énergie.

Manger BIO

Parlons enfin du bio, ce sujet quelque peu polémique. Nécessaire ou pas, marketing ou pas, cher pour rien ou pas, faisons un peu le point ensemble.

L’idée

Un aliment bio est un aliment qui a été cultivé/élevé en respectant sa biologie naturelle. Peut être que cela vous surprendra mais les fruits et légumes sont aussi vivants que le boeuf ou le saumon. Ils naissent, grandissent, vieillissent, meurent, comme tout être vivant. Et comme tout être vivant, il y en a des beaux, des moches, des bien et des mal foutus, certains sont en bonne santé et d’autres sont malades.

La question de la rentabilité

Le commerce de ces aliments, comme tout commerce, doit être rentable pour celui qui exerce le métier. L’industrie agro-alimentaire a alors fait beaucoup de recherches pour rendre nos fruits et légumes plus beaux, plus forts, plus brillants, plus gouteux, plus faciles à cultiver, moins sensibles aux conditions extérieures (habitat, météo, etc). Ces améliorations peuvent consister en de simples conseils pour mieux organiser une culture de carottes jusqu’à l’utilisation de pesticides ou d’antibiotiques. Certains sont même allés jusqu’à effectuer des modifications génétiques sur certaines espèces, un eugénisme de l’alimentation. C’est ce que appelle les OGM : Organisme Génétiquement Modifiés.

Les effets sur la santé

Les différents aliments que nous mangeons constituent notre corps, c’est le principe même de l’alimentation. On peut alors penser que les modifications génétiques et les divers traitements génèrent un risque pour notre santé, même si il est très difficile de le mesurer car les possibles effets prennent des années à affecter notre corps. Alors comment prouver que ce sont les pesticides présents sur la pomme que vous avez mangé en 2007 qui vous causent aujourd’hui telle ou telle maladie ? C’est en fait à peu près impossible et c’est pourquoi ce genre de produits peuvent perdurer sur le marché.

Pourquoi ça continue ?

Mais pourquoi donc, si on sait que c’est mauvais pour la santé (même sans pouvoir le prouver de bout en bout), les industriels continuent-ils de produire ainsi ? Car il n’y a pas d’autres moyens pour le moment. L’augmentation de la population et les habitudes alimentaires occidentales ont fait naitre et entretiennent ces dérives. Pour donner l’exemple le plus parlant, arrêtons nous quelques secondes sur la consommation de viande. Alors que c’était un met de luxe et occasionnel il y a encore un peu plus de 50 ans, c’est devenu aujourd’hui un standard pour tous les repas et à la portée de tous. Cependant, élever une vache n’est pas devenu moins cher qu’avant. Il a fallu réduire les couts de production en augmentant par exemple le nombre de vaches sur un même terrain, en leur donnant de la nourriture toujours moins chère et de moindre qualité (souvenez-vous des farines animales qui ont induit le scandale de la “vache folle” dans les années 2000). De la même manière, pour que chaque animal puisse être le plus rentable, les éleveurs les moins scrupuleux utilisent des antibiotiques et des hormones de croissance, plus les faire grandir plus vite et plus gros.

Alors il faut manger bio ?

Autant que possible, oui. Les normes imposées par les différents labels imposent une culture (un peu plus) raisonnable, maitrisée et consciencieuse. Mais le bio c’est cher ! C’est vrai, car c’est moins rentable pour celui qui cultive/élève. Alors oui, ça fait monter le montant de la note à la fin des courses, et il faut pouvoir se le permettre. Moi je dirai plutôt qu’il faut trouver une alternative à notre nutrition formatée. N’oublions pas : “Je mange donc je suis”, c’est l’adage de l’Homme du 21e siècle, qui doit assumer un changement de paradigme alimentaire : il devait réfléchir pour trouver de quoi manger pour survivre depuis des millénaires, il doit maintenant réfléchir à quoi manger pour survivre, en triant entre aliments sains ou non.

Ces deux articles sur la nutrition vous montrent que l’état d’esprit général se cherche et se remet en cause dans son mode de consommation alimentaire. Pour revenir au prix du bio, il s’agit de faire des choix. Pour vous parler de mon exemple, j’essaie de diminuer au maximum ma consommation de produits d’origine animale, ce qui a pour effet direct de quasiment diviser le prix de mes courses par deux (car les végétaux, comme les fruits et légumes, les légumineuses, les céréales, sont bien plus simples et écologiques à cultiver et donc moins chers à la vente). Concernant la viande, je fais le choix de la qualité plutôt que la quantité. Ce n’est cependant pas un régime alimentaire qui s’improvise et l’on risque d’être assez rapidement en carence sans précautions. Nous aurons très vite l’occasion de reparler des besoins nutritionnels dans un prochain article.

Pour conclure

Si le sujet du bio vous intéresse, je vous laisse ici le lien vers la page Wikipedia très complète sur le sujet de l’agriculture biologique. Le bio apparait pour moi comme étant comme quelque chose à favoriser au maximum. J’applaudis d’ailleurs l’effort des grands groupes de supermarché qui propose leurs propres gammes de bio, ce qui permet de toucher plus de monde et plus de portes-monnaie modestes.

J’espère en tout cas que mon article vous aura intéressé. J’ai essayé de ne pas être trop polémique même si le sujet s’y prête très facilement. Bien évidemment, je n’ai pas pu être exhaustif, aussi si vous souhaitez plus de renseignements ou si vous avez des questions, les commentaires juste en dessous sont là pour ça. Je termine comme d’habitude en vous rappelant que partager cet article sur vos réseaux sociaux, c’est le faire vivre, et que vous avez la possibilité de la faire grimper dans le top 3 grâce au petit coeur juste en bas à gauche.

A très bientôt !

2 Comments on "Les régimes alimentaires “à la mode” part 2"

  1. Super article ! C’est toujours intéressant de voir un peu ce qu’il se cache derrière toutes ces appellations ! Merci de nous éclairer !

    Manon
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